Dans le cadre de la fiche action du  Plan Communal de Développement de la Nature sur le terril du Bayemont, Nicolas Tzanetatos, Président de l’asbl Charleroi Nature, avec le soutien de Cyprien Devilers, Echevin de l’Environnement, continue de soutenir les initiatives liées à l’amélioration du réseau écologique, telles que le développement de l’habitat des batraciens sur le territoire de Charleroi.

 Le Terril du St-Charles Bayemont est propice à la vie du Crapaud Calamite (Bufo calamita) grâce à sa zone humide et à son milieu thermophile. En effet, ce petit batracien apprécie particulièrement les milieux naturels jeunes comme ceux que peuvent offrir les sites miniers caractéristiques de notre Pays Noir. Son statut d’espèce rare le place dans les priorités des préoccupations des acteurs de la protection de la nature en Wallonie.

Dans le but d’étendre son habitat et de poursuivre l’objectif biodiversité visé depuis plusieurs années, le PCDN de Charleroi a créé une série de mares temporaires sur le terril. Pour cette espèce rare de crapaud, ces aménagements visent à l’augmentation et au développement des populations présentes.

Le crapaud calamite est un habitant particulièrement bien adapté aux terrils tant que ce dernier peut lui offrir des plans d’eau temporaires. La terre sombre en chauffant au soleil lui apporte la chaleur nécessaire à son milieu de vie. De plus, les prairies herbacées pionnières sont un milieu végétal qu’il apprécie pour sa mobilité. Quelques refuges aux pieds des groupements de bouleaux complètent son habitat et assurent sa survie au sein des sites industriels.

Le 25 octobre 2016, avec l’aide du Contrat de Rivière Sambre et Affluents, notre équipe a initié le projet avec la création d’une première mare d’une vingtaine de mètres carrés. Cette dernière est accompagnée d’abris, pierriers et tas de bois, pour offrir à leur hôte des cachettes hors de l’eau. Le milieu aquatique pourra accueillir, au printemps, des têtards qui pourront grandir à la chaleur du soleil.

Inscrit au sein du réseau écologique, son milieu de vie s’étend dans les nouvelles zones de développement aménagées. Dans cette logique, l’objectif à long terme serait d’augmenter la mobilité des batraciens dans les couloirs écologiques et de laisser les populations se développer et se renforcer entre elles.

Grâce au soutien de l’HEPH Condorcet Ath et de ses élèves de deuxième bachelier en Forêt et Nature, deux autres mares ont pu être creusées le 14 novembre 2016. Le site comptabilise donc désormais trois plans pour une surface totale d’une quarantaine de mètres carrés.

Nous espérons bientôt pouvoir observer une recrudescence de la population d’amphibiens sur le terril.

 

Pour en savoir plus:

http://biodiversite.wallonie.be/

http://www.batraciens.be/

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